La vigilance "pluie-inondation" : un nouvel outil de prévention des risques

 

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, ont lancé, mercredi 5 décembre, le nouveau dispositif d'alerte "pluie-inondation". Cet outil internet utile aussi bien pour la population que pour les élus locaux et les services opérationnels est né du croisement des données de Météo France et du ministère de l'Ecologie. En 2001, à la suite de la tempête de décembre 1999, avait en effet été créée la carte de vigilance météo, suivie en 2006 de la carte vigilance crues. Désormais les données des deux cartes sont regroupées. La nouvelle carte de vigilance météorologique disponible sur internet (http://www.meteo.fr/) comprend les quatre couleurs classiques (vert, jaune, orange et rouge) en fonction du risque, mais comporte désormais le pictogramme "pluie-inondation" sur chaque département concerné. En cas de risque élevé (orange ou rouge), il suffit de cliquer sur ce pictogramme pour accéder à un "bulletin de suivi" qui explique de façon détaillée le risque propre au territoire, ses causes, ses conséquence prévisibles, avec les conseils de comportements à adopter.  

Autre avantage par rapport aux anciens outils, il est possible de suivre le risque dans le temps, sachant que les débordements sont souvent décalés par rapport aux averses. 
Les données sont actualisées deux fois par jour, à 7 heures et 16 heures. En cas de risque élevé (orange ou rouge), l'actualisation se fait en temps réel. Depuis cette carte, il reste possible d'accéder directement à la vigilance crues qui suit le niveau des principaux cours d'eau.
"Cette coopération entre les services de Météo France et de la prévention des crues devient indispensable. Avec l'étalement et l'artificialisation des sols, les risques de crues et d'inondations sont accrus encore par les effets du changement climatique", a insisté Nathalie Kosciusko-Morizet. De fait, les cartes intègrent déjà les données propres aux sols, mais les collectivités pourront être mises à contribution pour les enrichir avec leur propres données et connaisances du terrain.
"Les inondations constituent le premier risque naturel en France et concernent un tiers des communes, soit environ cinq millions de personnes", a souligné Michèle Alliot-Marie. Selon elle, le nouveau dispositif facilitera la tâche des maires dans l'organisation des secours et des mesures de prévention sur leur commune.

A suivre.........