Ce qui a changé
Urbanisation = Modification des conditions de navigation

Le débit a augmenté : ainsi après guerre un marinier remontait la Seine avec un moteur de 50CV aujourd'hui pour le même chargement il lui faut 200CV.
La navigation a été facilité par la suppression d' obstacles. Des  îles et certains ponts ont été supprimés, des piliers enlevés et des arches élargies.
Les cours d'eau rétrécis par la conquête de l'urbanisation sont accélérés.
Les rives consolidées par béton ou palplanches rendent l'écoulement plus rapide

Les chemins de halage et de contre-halage n'ont plus leur utilité à tracter les bateaux. Arbres de grande tige ont poussés entre le lit de la rivière et ces chemins. Les feuilles tombent dans l'eau pourrissent et constituent un limon stagnant. Le batillage érode les berges, les racines se trouvent dans l'eau sans terre et ne tiennent plus les arbres qui en tombant dans la rivières où ils ne sont pas récupérés se décomposent et finissent par se déposer au fond modifiant le profil des cours d'eau.

Jusqu'au cantonniers qui pour se débarrasser plus vite des tontes le long des canaux et rivières y déversent joncs et foins. 

Désaffectation = Abandon = absence d'entretien

Disparition et modification des rus : l'endiguement, le passage forcé dans  des canalisations  réductrices des rus, ne serait-ce que pour des passages limités, ne permettent plus l'extension des ruisseaux en période de plus forte pluviosité. L'eau stagne, feuilles mortes, branchages et alluvions bloquent et se déposent au fond. Le passage se rétréci de plus en plus. 

En tout lieu le développement industriel s'était fait à proximité des voies de communications. La densité de notre réseau intérieure à favorisé l'implantation des usines près des canaux et cours d'eau. Chaque usine, chaque dépôt, chaque activité industrielle avait son ruisseau, son canal, son évacuation vers le collecteur qu'était la rivière. Ce réseau ramifié  à l'extrême, entretenu et dragué car indispensable aux activités, drainait les terres et évacuait le trop plein en permanence.

Gestion des voies navigables 
A l'époque des barrages manuels à aiguilles fermer ou coucher un barrage était un travail difficile et dangereux on attendait l'ordre venu de plus haut pour faire ou défaire. Les mouvements étaient prévisibles car transmis d'amont en aval, d'écluse en écluse avec moult confirmations. Aujourd'hui avec les barrages presse boutons la manœuvre des portes est sous l'impulsion de l'éclusier et explique les mouvements autonomes, locaux et aléatoires qui vont jusqu'à relâcher les veilles de fin de semaine en prévision des absences ou comme on pourra le voir un 24 décembre en période de crue.

A suivre.........