PETITE HISTOIRE DU BAIN A TRAVERS LES AGES  
Symbole de purification et de passage dans le domaine du sacré, l'eau est aussi, dans une perspective profane, symbole de régénération et de renaissance. 
                            Remontons le fil de l'eau et du temps. . . 
Aux 1er et IIIème siècles, la construction de l'Aqueduc d'Arcueil par les Romains permet d'alimenter en eaux les thermes sur la montagne Sainte-Geneviève: soigner son corps pour les Romains est aussi important que de cultiver son esprit.

Au Moyen-Age, la population est très loin de négliger les soins de propreté. A cette époque, les parisiens disposent d'étuves. Le temps passe et il ne reste sous Louis XII que deux établissements de bains. Au XVlème siècle, le roi Henri IV goûte les plaisirs aquatiques dans lors pure de Sequana, quand il réside en son château de Saint-Germain-en-Laye.

Au XV
Ième siècle, on se contente de masquer l'odeur due à la malpropreté en s'enduisant à profusion de violents parfums. La phobie du bain est alors bien réelle, comme en témoigne une lettre de Madame de Sévigné lors de sa cure à Vichy: «Ma chère fille, j'ai commencé la douche aujourd'hui, c'est une assez bonne répétition du Purgatoire. On est toute nue dans un petit lieu sous terre, où l'on trouve un tuyau de cette eau chaude, qu'une femme fait aller où vous voulez. Cet état où l'on conserve à peine une feuille de figuier pour tout habillement est une chose assez humiliante.»

Nous avons seulement évoqué les bains comme moyen de se laver, mais dès 1630 apparaissent les premières baignades sur les bords de Seine. Puis dès 1688, les premiers bains froids s'installent au sein de bâtiments alimentés en eau de Seine filtrée par du sable. En 1785, M. Deligny ouvre un établissement destiné aux nageurs et crée la première école de natation au monde près du Pont de la Concorde. C'est un établissement flottant présentant des avantages révolutionnaires pour l'époque: à ciel ouvert, il est possible d'y plonger grâce à la profondeur du bassin en pente et il possède des cabines pour se déshabiller. Ce genre d'installation dans la capitale n'est pas concurrencé par les baignades en rivière, puisqu'en avril 1800, une ordonnance de police les interdit, non pas en raison du danger, mais au nom de la décence.

Les bains dits de rivière ne se limitent pas à une localisation uniquement parisienne. La Seine et ses rives accueillantes attirent depuis toujours le baigneur, de façon organisée ou non, tout au long de son cours et particulièrement en direction de l'Ouest parisien où se trouve la Grenouillère.  (extrait de la fort belle brochure que vous trouverez à l'exposition de la Grenouillère jusqu'au 15 septembre 2002) 

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