Fn_00797.bmp (7478 octets) abécédaire

Lexique de la Voie d'eau

Écaches :
Ensemble de deux petites bittes en bois fixé sur le den'bord permettant d'attacher l'esclin d'amintot. Syn. poupée de naviage.
Échelles :
Agrès servant à accéder à un quai - Échelle de cale - Échelle de bordée accrochée verticalement le long de la bordée.
Échelles d'écluses :
Succession d'écluses rapprochées permettant le franchissement d'une déclivité importante.
Échelles de jauge :
Planche métallique graduée ou graduation peinte sur la bordaille permettant de connaître l'enfoncement d'un bateau et de déterminer le poids de la cargaison à l'aide du certificat de jaugeage..
Échelle de tirant d'air : Graduations sous certains obstacles aériens notamment des ponts permettant d'apprécier la hauteur libre.
Échelle de tirant d'eau : graduations permettant d'observer les différences de niveau d'eau. Indique le mouillage
Écliage : Faire de l'eau. Un bateau en bois séchait hors d'eau et la bordaille laissait s'infiltrer l'eau lors du chargement suivant. (voir éclis)
Éclie :
Expr. "la bordaille est éclie" signifiait que les planches composant la bordaille laissaient un jour entre elles, le bois ayant séché après une longue période d'attente, de chaleur et de sécheresse. Il fallait calfater à l'aide de calicots collés au goudron ou de mèches de chanvre passées dans la graisse.
Écluse :
Ouvrage sur la voie d'eau permettant aux bateaux de franchir une dénivellation en maintenant le niveau d'eau en amont.
Eclusée ou Bassinée : Contenu en bateau d'une écluse.
Écoirre :
Perche tenant le bateau éloigné de la berge pour éviter un échouage. Peut être en bois ou fer, souvent en forme de tube. S'utilise par paires pour tenir le bateau parallèle à la berge.  Une origine supposée du mot : s'écorrer, qui dans le Nord, le Nord-Ouest, en Picardie, signifie appuyer  (Orthogr. incertaine) : paraît plus juste mais on trouve : écoire, écouar, équoirre, équarre  inconvénient du langage essentiellement parlé).

 
"
L'équoirre (du mot équerre): selon le glossaire de "La Batellerie d'autrefois" sert à maintenir le bateau au large. Elle ne se place qu'une fois le bateau amarré avant et arrière, maintenue en place par un esclin (cordage en chanvre d'1m au bout duquel un bibelot en bois le bloque dans l'anneau d'équoirre); Dès que vos deux équoirres sont placées, il faut ajouter deux gardes-lancers, un à l'avant et un à l'arrière (cordage placé à l'avant pour empêcher le bateau d'avancer et un à l'arrière pour l'empêcher de reculer) Il y aura donc 4 cordages. Ce dispositif permet de maintenir solidement l'avant et l'arrière du bateau contre l'équoirre, assurant le bon amarrage et l'immobilité lors des passages d'autres bateaux."
Écope : Petite pelle creuse qui sert à vider l'eau d'un fond du bachot ; anciennement en bois pour ne pas abîmer le goudron du fond.
Écoutille :
Ouverture au-dessus de la cale, ou autre compartiment, fermée par des panneaux. Par extension nom des panneaux anciennement en bois passé au bitume, puis en tôle nervurée aujourd'hui en aluminium et motorisés.
Écubier : Tube d'acier permettant le passage de la chaîne d'ancre ; L'écubier de pont est placé horizontalement sous le pont et donne accès au puit à chaîne.
Écuchon : 
n. m. Paroi avant du tabernacle
Écudion : 
n. m. Hiloire avant.
Écurie : L'écurie des chevaux était à bord, pouvait se débarquer pour charger le bateau et avait la taille de la cabine du marinier. Elle était placée à l'arrière du grand mât, était divisée en deux compartiment : le premier pour les chevaux le deuxième pour le fourrage, le charretier couchait là.
Égoutio :
Voir écope.
Égoutter :
Pomper les eaux d'infiltration à l'aide d'une pompe à main cours de voyage. Selon l'état du bateau cela pouvait être nécessaire plusieurs fois par jour.
Eïe :
Voir Aÿ.
Elingue : Cordage que l'on passe autour d'un fardeau pour le soulever.
Embâcle :  
n. f. Obstacle flottant gênant ou avariant les bateaux; tels des troncs d'arbre, amoncellement de glaces dans un canal.
Embarber : Action de placer l'avant d'un bateau de telle sorte qu'il évite l'avant d'un autre bateau venant en sens inverse ou stationnant.  2 ) s'engager à petite vitesse dans une écluse, sous un pont pour la nuit.
Embrague > Rode  
n. f. ( vieux Rhône) Bitte d'amarrage en bois.
Émerillon : Anneau ou crochet en acier rivé à un autre anneau ou manille par un petit axe lui laissant la liberté de pivoter.
Engourdi : Le bateau en boiasserelle solide pour embarquer à la brouette
Encoches : Découpes dans le den-bord pour recevoir les embouts de gode.
Encouturement :
Solide pièce de bois servant à l'assemblage des bordées et de la fonçure qui reçoit verticalement l'étambot. L'encouturement est semblable à la pièce de l'avant appelée semelle.
Engourdi :
Le bateau en bois était "engourdi" quand il était à nouveau imbibé d'eau, gonflé et donc étanche. Contraire d'éclis. (voir ce mot).
Ensachés : Charretiers haleurs qui proposaient leurs services aux mariniers. On les appelait ainsi parce qu'ils se protégeaient de la pluie par des sacs de pommes de terre qu'ils enfilaient.
Ensellé adj. : bateau ensellé : bateau mal chargé dont le fond devient convexe.
Entrave :
Création d'un empêchement à la circulation des bateaux ; également obstacle à la navigation.
Envergons ou overgons : 
Pièces servant à maintenir l'écartement de la cale dans sa partie haute. Du temps des bateaux en bois leurs emplacements définissaient le partage fictif de l'houle en "greniers". Ils supportaient aussi par le milieu une jambe de force verticale sur laquelle reposait le "sommier" pièce longitudinale dans l'axe médian du bateau qui recevait les godes et les écoutilles.
Équoire pour tenir à distance. 
Épailler :
Repousser un bateau de la digue pour éviter qu'il ne soit pas à sec lorsque l'eau d'un bief ou d'une rivière doit baisser.
Épaler :  Jauger une citerne, une cuve à vin, du ressort des Poids et Mesures
Épauler :
Toucher, épauler un obstacle par l'épaulure
Épaulure :
Partie arrondie de la coque aussi bien à l'arrière qu'à l'avant.
Épi :
Ouvrage disposé transversalement dans le lit d'une rivière afin de dévier son courant et protéger les berges. peut être une digue, une jetée ou un brise-lame.
Épisser : Entrelacer deux bouts de corde ou câble pour faire une épissure.
Épissoire : 
n. m. Outil d'acier ou de bois pointu à une extrémité servant à écarter les torons d'un câble ou d'une corde en vue de faire des épissures.
Épissure :
Jonction de deux cordes ou câbles par entrelacement des torons.
Épouser l'ancre : Attacher l'ancre à la chaîne.
Équoire :
Pièce permettant de tenir le bateau à distance de la berge. Orthogr. incertaine voir écoirre, écoire, équarre.
Équarrer :
Action de poser des équarres.
Erre :Vitesse acquise par un bateau. Courir sur son erre, le bateau continue sa trajectoire moteur coupé.
Escale :
Port intermédiaire de chargement ou de déchargement de marchandises.
Esclin :
n. m. Petit cordage utilisé pour différents usages tels que l'attache d'un bachot, d'une tinette, d'une perche, de l'amintot pour replier le gouvernail qui dépassait dans l'écluse ou pour le boutage et l'écoirrage en attachant la perche à l'anneau d'écoirre.
Esnutt : Partie basse de la quille (étambot) à la jointure de la couture et du fond.
Esse : 
n. m. Agrès en fer permettant de resserrer un cordage quand celui-ci est passé autour d'un arbre en gise d'amarrage. Syn. Crochet d'amarre.
Espar :
n. m. Perche ou tourelle, placée dans le lit de la rivière et servant de balise rudimentaire. 
Estacade : Jetée en charpente servant à prolonger un bajoyer pour guider les bateaux à l'entrée
d'une écluse ou leur permettre de s'amarrer.
Est
in : n. m. Partie sous la couture reliant le fond à la planche inférieure de la bordaille, à hauteur du tin d'étrave.
Estaries : délai de planche au chargement ou au déchargement.
Établissement flottant : Installation flottante qui n'est pas normalement destinée a être déplacée (bains, docks, embarcadère).
Étai : 
n. m. câble maintenant le mât par l'avant. Les câbles le maintenant latéralement sont appelés haubans. Syn. avant-tac.
Étalage : 
Manœuvre consistant à arrêter peu à peu le bateau à l'aide d'un cordage amarré.
Étaler :
Manœuvre pour stopper peu à peu le bateau, soit à l'aide d'un câble ou corde mis dans un pieu, soit à l'aide du moteur.
Étalinguer : Relier une chaîne à la manille d'une ancre.
Étalingure :
Pièce servant à fixer l'extrémité de la chaîne d'ancre dans son puits. Étalingure de cale et étalingure mobile ; Pièce indispensable pour toute ouverture rapide. Anciennement utilisée pour désolidariser la courbe des chevaux de la corde de halage du bateau.
Étambot : 
n. m. Ensemble métallique fixé à l'arrière de la coque supportant le gouvernail.
Étiage :
Niveau des plus basses eaux d'un cours d'eau
Étoupe : 
Matériau de calfatage indispensable sur les bateaux en bois.
Être pris de la crue :
Ne plus pouvoir naviguer à cause de la hauteur ou la vitesse de l'eau.
Être pris des glaces : Avoir son bateau immobilisé par le gel de la voie navigable
Étricot :
Planches de bois formant le haut de la bordaille. Beaucoup de soins étaient apportés à la fabrication de ces pièces qui garantissaient un assemblage parfait et une apparence particulièrement lisse. Orthogr. incertaine étricôt
Éveule : L'éveule avant ou l'éveule arrière ; les éveules désignent la plage ou pont avant et arrière d'un bateau. Syn. veule.

 

épissoire
épissoire.collection BK


 

 



émerillon
émerillons collection BK

 

 

 



étalingure
étalingure collection BKétalingure collection BK


 

 

 

 

 


esse
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Octobre 2015